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LA DEMOUSTICATION EN ZONES RURALES

la méthodologie employée

Dans un premier temps,

nous avons mis en évidence les liens entre la végétation et les gîtes à moustiques. Une cartographie précise des groupements végétaux des zones humides a été réalisée.

Dans un deuxième temps,

afin de faciliter les traitements, il s'agit d'entretenir la végétation des zones humides afin d'accroître l'efficacité des traitements

Une prospection hebdomadaire des différents gîtes permet de surveiller leur rythme de mise en eau, les fluctuations de température et les éclosions de larves de moustiques Il faut donc en permanence, pendant toute la saison favorable, c'est-à-dire de début mars à septembre, effectuer une observation des gîtes larvaires, surtout au moment des pluies importantes ou de la fonte des neiges.

La présence de larve de moustiques, leur nombre ainsi que leur stade d'évolution permet de déterminer les moyens à mettre en œuvre pour le traitement :
Pour les gîtes de quelques mètres carrés, des traitements à pied à l'aide de pompe à dos sont réalisés
Lorsque la superficie des gîtes est supérieure à quelques milliers de mètres carrés, des véhicules équipés de pompe et de systèmes d'épandage sont utilisés
Lorsque la superficie des gîtes dépasse quelques hectares, des traitements aériens à l'aide d'hélicoptères sont effectués.

Nous traitons surtout des moustiques d'eau temporaire : les Aëdes sont les plus importants dans nos vallées fluviales. Ensuite, nous traitons également Culiseta, Anopheles claviger et maculipennis. Nous avons également Coquillettidia.

L'essentiel des moustiques que nous contrôlons en antilarvaire appartient au genre Aëdes. Ce sont les moustiques qui pondent sur le sol humide à la limite du plan d'eau. La destruction des larves qui éclosent dans l'eau stagnante temporaire est facile, car l'éclosion est synchrone. Par contre, il faut intervenir dès l'éclosion, sinon la larve au stade 4 âgé ne se nourrit plus et le bacille est sans effet. C'est donc l'échec et la nuisance des moustiques adultes s'installe, avec tous les désagréments qui s'en suivent et les difficultés pour y remédier, du fait qu'il n'y a pas d'insecticide sélectif pour l'insecte adulte.

Au mois de mars, nous disposons de 3 semaines entre l'éclosion de l'œuf et la nymphose, par contre, en été, c'est de l'ordre de 5 à 6 jours.

Un genre de moustique très particulier nous met en échec. Il s'agit du Coquillettidia. Il vit fixé dans les radicelles des plantes aquatiques grâce à un siphon respiratoire très spécifique en forme de scie et il " respire " par les lacunes aérifères de ces végétaux (phragmites, typha). Situé plus ou moins dans la vase, il est ainsi hors de portée des insecticides employés aux doses classiques. Il nous met en échec, en particulier autour du Lac du Bourget.

 

 

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Moyens de lutte
Entente Interdépartementale Rhône-Alpes pour la Démoustication
BP n°2 - 73310 CHINDRIEUX
Tél : 04 79 54 21 58 - Télécopie : 04 79 54 28 41