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Derrière le mot moustique se
cache une grande variété d'espèces.
En Rhône-Alpes on ne dénombre
pas moins de 37 espèces différentes.
Elles présentent des différences
d'habitat, de comportement et
des périodes de développement
distinctes. Cependant, toutes
ces espèces ont un cycle de
développement similaire. On
observe 2 périodes :
- Une phase aquatique, qui
est celle du développement
larvaire et nymphal
- Une phase aérienne, pendant
laquelle l'adulte vole et
s'accouple. Seule la femelle,
après voir été fécondée, pique
et se gorgeant de sang récupère
ainsi les protéines indispensables
à la maturation de ses oufs.
Pour que le
moustique puisse proliférer,
2 facteurs sont indispensables :
- la présence
d'une eau stagnante
- une température
minimum.
La durée de
vie du moustique peut atteindre
plusieurs mois et son rayon
d'action peut s'étendre jusqu'à
15 km.
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Les
oufs, généralement fusiformes,
mesurent environ 1 mm de long.
Blanchâtres au moment de la
ponte, ils s'assombrissent dans
les heures qui suivent. Les
femelles pondent, soit à la
surface de l'eau
(Anopheles, Culex, Culiseta), soit sur un
substrat humide susceptible
d'être inondé par la suite (Aedes).
Les
oufs d'Aedes,
pondus isolément sur un substrat
humide, doivent attendre d'être
submergés pour éclore. Leurs
oufs peuvent persister à l'état
de dormance pendant plusieurs
années dans la litière, sur
sol humide, en attente d'une
inondation.
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| Oeufs
de Culex |
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Toujours
aquatique, l'évolution
de la larve s'accomplit
en quatre stades,
séparés par une
mue, lui permettant
de passer d'environ
2 à 12 mm.
La
plupart des larves
sont mobiles et
respirent à la surface
de l'eau, soit directement
(Anopheles),
soit par l'intermédiaire
d'un siphon respiratoire
(Aedes, Culex, Culiseta) situé à l'extrémité de l'abdomen. Elles se
déplacent par saccades
et se nourrissent,
généralement par
filtration, soit
à la surface, soit
au fond du gîte
larvaire.
La
durée du stade larvaire
est très variable,
de quelques jours,
en été, à plusieurs
mois.
On
trouve des larves
dans toutes les
collections d'eau,
du marais aux fossés
pollués, des fosses
septiques aux creux
d'arbres, sauf dans
les eaux courantes.
Ces gîtes peuvent
s'étager du bord
de la mer à des
altitudes élevées
(Aedes pullatus, Aedes cataphylla, Aedes punctor.), dans des zones très ombragées (Aedes rusticus, Aedes cantans), dans des
eaux douces (Anopheles),
polluées (Culex pipiens).
Dans certaines conditions,
la densité larvaire
est telle que les
larves peuvent occuper
la totalité de la
surface du plan
d'eau (Culex
pipiens, ...).
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Morphologie
de la larve

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La
nymphe est un stade
éphémère de métamorphose
qui aboutit à la
sortie de l'adulte
à la surface de
l'eau.
Les
transformations
qui permettent au
moustique de passer
du milieu aquatique
au milieu terrestre
débutent à la fin
du développement
larvaire par la
lyse des muscles
et se poursuivent
chez la nymphe par
l'élaboration d'un
système totalement
nouveau.
Ce
stade est de courte
durée : 24 à 48
heures. La nymphe
ne se nourrit pas,
elle puise dans
les réserves stockées
au stade larvaire.
Elle respire par
l'intermédiaire
de deux trompettes
situées sur le céphalo-thorax
et non au bout de
l'abdomen comme
chez la larve. Les
nymphes restent
généralement à la
surface de l'eau
mais plongent dès
qu'elles sont dérangées.
Au
moment de l'émergence
de l'adulte, la
cuticule se fend
longitudinalement.
L'adulte se gonfle
d'air et s'extrait
de l'exuvie à la
surface de l'eau.
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Les
premiers moustiques
adultes s'envolent
à la
fin mars.
Ils vont pouvoir
vivre pendant
plusieurs
mois. Suivant
les espèces,
plusieurs
génération
de moustiques
vont se succéder
pendant la
période
estivale.
Lorsque le
temps se rafraîchit,
fin août,
leur vie se
raccourcit
à quelques
semaines et
à partir
de fin septembre
en général,
ils ne peuvent
plus boucler
leur cycle
vital.
La
piqûre
du moustique
Surtout connus
pour leur
repas de sang,
la "
piqûre
" du
moustique,
l'alimentation
des moustiques
est cependant
faite du nectar
qu'ils prélèvent
le plus souvent
au crépuscule.
La piqûre
des femelles
est une nécessitée
pour la survie
du moustique
car la femelle
a un besoin
en protéines
supplémentaire
pour assurer
la maturation
des oeufs.
Elles piquent
de préférence
les vertébrés
mais ont,
presque toujours,
une attirance
pour un ordre
donné.
Certaines
piquent de
préférence
les oiseaux
(Culiseta
longiareolata,...)
ou les batraciens
(Culex hortensis).
Les moustiques
piquent préférentiellement
à certaines
heures de
la journée,
le plus souvent
à l'aube
et au crépuscule.
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